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Casa del Kuduro - Kuduru

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Casa del Kuduro - Kuduru

Messagede cairn le Mer 10 Sep 2008 06:37:06

autres-danses-t1237-30.html#p15444

Le Kuduro (graphie alternative de cu duro, littéralement « cul dur » en portugais) est un genre de musique originaire d'Angola et immédiatement exporté à Lisbonne au Portugal. C'est un mélange de house et de semba dont le rythme a été accéléré. Les transports en communs populaires ont été son principal vecteur. Il est considéré comme le premier genre de musique électronique totalement africain. Les paroles sont soit engagées, soit à connotation sexuelle.

Le plus grand représentant du genre en Europe est le groupe Frédéric Galliano Kuduro Sound System qui travaille souvent en Angola. Dog Murras est reconnu comme l’ambassadeur du kuduroen Angola.

Encore peu connu en France, le Kuduro est la musique qui fait danser les jeunes au Cap-Vert et en Angola. Cette musique a été inventée par Tony Amado, en Angola en 1996

La danse principale, au début, a été inventé par le meme Tony Amado, copiant une attitude de Jean-Claude Van Damme ! Tony Amado déclare : “Un jour j’ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul. Il était tellement raide, on aurait dit qu’il avait le cul serré (kuduro). J’ai repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c’est ainsi qu’est née la danse. D’abord boycotté par les médias, le kuduro n’était diffusé que par les candongueiros , petits taxis collectifs de Luanda, et les discothèques populaires de la ville.”
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kuduro

Esquema (schémas) : Ca se danse comme le Madison, les danseurs sont alignés et effectuent les mêmes mouvements.


Interview of Tony Amado... How born Kuduro...



Le kUdURo DéBArKe eN FrAnCE Démo d'Esquema (schémas),
style madison à partir de 3:23

http://20minutes.bondyblog.fr/news/le-k ... le-urbaine





Un cours de Kuduro avec Hicham El Loco






Leçon de Kuduro en guyane



Extraits musicaux
:arrow: Afromix.org
:arrow: kizomba.eu
:arrow: Deezer.com

Vidéos
:arrow: kuduro.tv



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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Mar 23 Sep 2008 21:01:39


Dog Murras est l’un des ambassadeurs de cette danse.
Voici un clip de Kuduro angolais, le flow c’est du rap !





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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Sam 31 Jan 2009 02:04:35

:arrow: Angola : le Kuduro ravive la conscience de classe "Africahit.com"

Le Kuduro (« cul serré ») est le son du nouvel Angola. Le fruit du métissage des musiques dansées par les aînés — kizomba, mais aussi samba — avec les programmations électroniques fabriquées dans des studios de fortune par de jeunes producteurs nourris à la house, au ragga, au hip-hop, et autres nouvelles musiques urbaines. Craché par les enceintes des candoga, les taxis collectifs de Luanda, le Kuduro vient ainsi de rythmer les premières élections organisées en seize ans dans l’ancienne colonie portugaise. Le MPLA, au pouvoir depuis l’indépendance, en est sorti crédité de 81,64% des voix.

Le Kuduro s’exporte aussi. Dans les boîtes de nuit d’Afrique de l’Ouest, il est d’ores et déjà en train de damer le pion au Coupé Décalé, et autres styles ivoiriens qui avaient eux-mêmes supplanté les musiques de Kinshasa. A Paris, plus une soirée communautaire sans ses beats électroniques de Kuduro, dont le tempo, plus ou moins frénétique, évoque le chaos des embouteillages qui coagulent à heures régulières Luanda, la ville aux cinq millions d’habitants. A Londres, les DJs branchés, spécialisés en « ghetto pop » — les mix consacrés à toutes les musiques urbaines issues des ghettos du Sud —, s’en sont emparés. Et de Lisbonne, ville-référence de l’Afrique lusophone, le Kuduro a désormais rebondi vers le Brésil noir. Pour preuve, la présence au dernier carnaval de Bahia de son ambassadeur, le chanteur-producteur Dog Murras, dont le nouveau site est d’ailleurs immatriculé au Brésil.

Avec ses pas de danse sexuellement explicites, quelque part entre Tektonik et Ndombolo, le Kuduro est bien sûr beaucoup plus qu’une simple sous-culture panafricaine. L’évolution de Dog Murras et du Kuduro, sujet de recherche de l’historienne de l’Afrique australe Marissa Moorman, de l’université de l’Indiana, raconte aussi en creux la montée en puissance du nouveau géant pétrolier d’Afrique subsaharienne, sorti en 2002 de trois décennies de guerre civile ayant causé la mort de plus d’un million d’Angolais et déplacé plus de 4 millions de personnes (lire « Après-guerre et or noir en Angola », par Augusta Conchiglia, Le Monde diplomatique, mai 2008). Elle reflète surtout les revendications des centaines de milliers de jeunes vivant dans les musseque (quartiers populaires) de Luanda, à l’écart des (mauvais) appartements à 20 000 dollars par mois que louent les expatriés du pétrole venus travailler dans cette ville devenue la plus chère du monde.

« Estamos Sempre à Subir »

L’initiateur de ce nouveau métagenre musical est Tony Amado (voir « The Creation of Kuduro »). On lui doit les tout premiers succès, au milieu des années 1990, de cette musique syncrétique, sur fond d’ouverture politique et économique ayant suivi les élections de 1992. D’abord considéré comme « non-angolaise » par l’élite de Luanda, le Kuduro, l’une des premières musiques électronique d’Afrique (avec le kwaito sud-africain), va finir par s’imposer en 2001 dans les musseque d’une ville saturée par les réfugiés venus de l’intérieur du pays. Cette année-là, le concert du jeune Virgilio Fire sur la scène du Ciné Tropical de Luanda fait sortir le Kuduro des ghettos. Estamos Sempre à Subir devient d’abord l’hymne du petit peuple de Luanda ayant dû composer avec les vaches maigres et les épreuves des années de guerre — avant de devenir l’année suivante l’antienne d’un pays venant de renouer avec la paix.

Les musiques de l’Angola de l’après-indépendance, rappelle Marissa Moorman, n’ont cessé de « faire danser et chanter les gens sur le thème de la dureté quotidienne ». Mais avec le Kuduro, et spécialement Dog Murras, le message s’est affiné. Murras a pour modèle le Che, Mandela, Marley, Castro et Agostinho Neto, le premier président de l’Angola indépendant. Il chante pour « l’Angola, le Peuple et Dieu ». Dans un pays où les artistes évitent toujours d’être frontalement critiques à l’égard du pouvoir en place, Murras a d’abord imposé un look surchargé de références au drapeau national, façon de critiquer les élites corrompues, vendues aux opérateurs pétroliers étrangers, et de faire comprendre que le peuple était tout autant dépositaire du destin national que l’entourage affairiste du président Dos Santos. On l’a entendu aussi poser ses scansions rauques sur une publicité en faveur de l’American Cola, pendant populaire et bon marché de la boisson gazeuse sirotée par les élites.

Sur son dernier album, Kwata Kwata, Murras a troqué la faucille et le marteau pour un style surjouant l’africanité. En somme, avec le Kuduro, c’est une nouvelle conscience de classe angolaise, celle des Noirs pauvres des quartiers populaires, qui est en train de refaire surface après le consensus des années de guerre. Pour Marissa Moormann, les attentes du public de base du Kuduro seraient ainsi « beaucoup plus plus socialistes et égalitaires que celle d’un gouvernement ayant renié ces valeurs archaïques pour privatiser les ressources nationales ».

Dans son dernier morceau, « Angola Bwe De Caras », sorti au début de l’année, Dog Murras semble encore plus conscient de son statut de musicien du peuple. « Angola do rico e rico, muito conceito com preconceito/ Angola do pobre e pobre, que nasce pobre e more pobre », y rappe-t-il, tançant un pays ou les inégalités entre riches et pauvres ne cessent de se creuser sur fond pourtant de croissance exponentielle : plus de 15% sans doute cette année. Ce morceau lui a valu d’être interdit sur les ondes nationales et critiqué publiquement par Tchize Dos Santos, l’une des filles du président angolais.

A l’orée d’une année angolaise 2009 qui sera marquée par l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations et par de probables élections présidentielles, il sera particulièrement intéressant d’entendre et de décrypter ce qu’écoute la rue luandaise.

:arrow: Le kuduro, une danse sortie des ghettos d'Angola "Africahit.com"
Comme le funk brésilien, le kuduro a été censuré et s'est développé en dehors des circuits classiques de l'industrie musicale. «Le kuduro, ça ne s'écoute pas, ça se vit», explique Tony, 22 ans, originaire du Cap-Vert, né au Portugal. Genre musical hybride, issu des faubourgs de Luanda en Angola, le kuduro (prononcez «koudourou», littéralement «cul dur» en portugais) est un mélange de semba (l'ancêtre de la samba brésilienne), de kizomba (un cousin du zouk) et d'electro


C'est en 1996, en s'inspirant du tube house I Like to Move It que Tony Amado, producteur angolais, crée la première musique électronique 100 % africaine. «Un jour j'ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul. Il était tellement raide, on aurait dit qu'il avait le cul serré. J'ai repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c'est ainsi qu'est née la danse.» D'abord boycotté par les médias, le kuduro n'était diffusé que par les candongueiros , petits taxis collectifs de Luanda, et les discothèques populaires de la ville.
Pourtant, il devient très vite la musique emblématique de la jeunesse urbaine angolaise. «J'ai découvert le kuduro en avril 2005 à Luanda pendant une tournée en Afrique centrale, explique le producteur et DJ français Frédéric Galliano . J'ai immédiatement trouvé cette musique originale ; à l'oreille, on aurait dit un croisement entre la techno et le zouk. C'est la première musique électronique africaine que j'ai entendue. Les DJ de kuduro travaillent exactement comme les producteurs occidentaux, sauf que rythmiquement, la musique est 100 % angolaise.»
Le producteur retourne régulièrement en Angola, sélectionne les chanteurs qui lui semblent les plus performants, assure les arrangements et les enregistrements avec le DJ angolais Kito da Machina, puis sort en 2006 Frédéric Galliano kuduro Sound System . Actuellement, il estime être «le seul producteur blanc qui produise un kuduro dans les règles de l'art, proche de celui des ghettos de Luanda. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est une tribune internationale».


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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Jeu 02 Avr 2009 02:14:36

.

Buraka Som Sistema sur Wikipédia





Buraka Som Sistema são uma banda portuguesa cuja sonoridade se integra no género musical kuduro, sendo frequentemente apelidados como os fundadores do novo som electrónico "Kuduro Progressivo". O seu primeiro sucesso foi com a música "Yah!" em 2006, com a participação de Petty e Kalaf, seguindo-se novo sucesso com "Wawaba".
Em 2008 os Buraka Som Sistema lançaram a canção Sound of Kuduro. Esta conta com a participação de M.I.A, DJ Znobia, Saborosa e Puto Prata, sendo este o primeiro single do álbum Black Diamond que será lançado no Verão de 2008. A editar pela Enchufada em parceria com a Sony BMG, é o primeiro álbum dos Buraka Som Sistema, que sucede ao badalado EP From Buraka to the world, que deu a conhecer o kuduro progressivo do trio.

Membros
Os seus membros são Lil'John, Riot e Condutor. Têm como colaborador frequente Kalaf que tem um estatuto de quase membro honorário do grupo.

Origem do nome
A origem do nome Buraka Som Sistema é o da freguesia da Buraca na cidade da Amadora nos arredores de Lisboa e o conceito de Sound System, oriundo da Jamaica.


Discografia
2007 - From Buraka to the World
2008 - Black Diamond



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Re: Casa del Kuduro Interview

Messagede PAPAYA le Sam 11 Avr 2009 18:35:33

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Re: Casa del Kuduro, In the street

Messagede PAPAYA le Dim 12 Avr 2009 08:59:16

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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Mar 28 Avr 2009 01:01:39

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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Mar 28 Avr 2009 01:40:11

.
:arrow: Kuduro no pé !!!

Image




:arrow: Vidéo de Kuduro Style - wideo...
D’Angola, d’Afrique de l’Ouest, du Brésil, de Lisbonne en passant par Londres, New York
et San Francisco : le KUDURU débarque à Paris




100% Angola - 100 % Kuduro au Bataclan








:arrow: Kuduro, l’Afrique Electro sur "Global techno" (Entretien : Jean-Yves Leloup - Photos : Frédéric Galliano)
Avec son album Kuduro Sound System, débuté en septembre 2005 et sorti en 2006, Frédéric Galliano fût le premier musicien occidental à programmer du Kuduro angolais et à inviter sur son album, certains des artistes les plus créatifs du genre. Le français, volontiers enthousiaste et grande gueule, nous relate la découverte de cette authentique musique électronique africaine.
Le fondateur du label Frikyiwa, ancienne figure de F Com, prépare actuellement un nouvel album et une nouvelle compilation dédiée au Kuduro. On le retrouvera cet été en tournée.
Quand et comment a eue lieu ta rencontre avec le Kuduro ?

Image


Image Image

Tony Amado, créateur du Kuduro - Danseurs de Kuduro, lors d'un live de Frédéric Galliano


Image

Frédéric Galliano et les artistes Mankila et Pancha

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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Lun 08 Juin 2009 21:47:32

.

Actualités

Kuduro Sound System et Frédéric Galliano sont
dans le magazine "L'Express" cette semaine !

Image


:arrow: 6 juin 2009 : Angola - Paulo Flores présente son nouveau CD


16/05/2009 : concert de Kassav,
DJ KOLO mixe au stade de France for Costuleta
"Açucar" : à partir de 3:13


:arrow: Dj Kolo sur Myspace.com


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Re: Casa del Kuduro

Messagede cairn le Ven 25 Déc 2009 14:31:30

.
Image

Une orgie de sons urbains.

Grâce à des artistes comme M.I.A., Konono N° 1 ou Buraka Som Sistema,
la world a cessé d’être une musique étrange venue d’ailleurs.

08.10.2009 | Carlos Galilea |El País

Image
Salvador de Bahia, carnaval 2009.
La rencontre entre le groupe de samba brésilien Psirico et Doc Murras, l’une des idoles du kuduro angolais.
© Thiego Bernardes/Getty


La chaîne de librairies Borders demande à Barack Obama une liste de cinq œuvres à regarder, lire ou écouter et le président y inclut Kulanjan, un disque magnifique de Taj Mahal et Toumani Diabaté.
En 1999, année de la sortie de cet album d’un guitariste de blues établi à Hawaii et d’un maître africain de la kora, David Byrne, connu pour avoir redécouvert avec son label Luaka Bop le groupe psychédélique Os Mutantes et sauvé Tom Zé de l’oubli, surprend en écrivant un article intitulé “Pourquoi je déteste la world music”. Ce terme, disait-il, revient à “considérer que ces artistes ou leur musique n’ont rien à voir avec nous. C’est une façon d’assimiler ce genre à quelque chose d’exotique et de mignon, d’étrange mais inoffensif, car les objets exotiques sont beaux mais ils ne nous touchent pas.”

Les rencontres entre musiciens de différents continents ne datent pas d’hier. Au Royaume-Uni, depuis que le gouvernement a décrété que le pays n’avait plus besoin de musiciens étrangers, [le leader des groupes Blur et Gorillaz] Damon Albarn organise des concerts Africa Express à Londres, à Liverpool et à Glastonbury, mais aussi à Bamako et à Lagos. Le groupe Franz Ferdinand se produit avec le Sénégalais Baaba Maal et le Malien Bassekou Kouyaté, et Johnny Marr, ex-guitariste des Smiths, joue avec le duo malien Amadou et Mariam. Et dans The Good, The Bad and The Queen, la nouvelle formation de Damon Albarn, on retrouve aux percussions le Nigérian Tony Allen, qui fut le batteur du roi de l’afrobeat Fela Kuti.

L’ouverture à de nouvelles sonorités, une aubaine pour une industrie et une pop anglo-saxonne exsangue, a permis à des figures comme Mariza, Cesaria Evora, Khaled, Youssou N’Dour de se faire connaître. Et l’on continue de faire des découvertes stimulantes comme Staff Benda Bilili, cet improbable groupe de paraplégiques qui se déplacent dans les rues de Kinshasa sur des bicyclettes motorisées.

Signe des temps, les Congolais de Konono N° 1 avec leurs likembés, ou pianos à pouce, au son distortionné, et les Portugais de Buraka Som Sistema, avec leur kuduro très sexuel, un rythme transporté des ghettos de Luanda à Lisbonne [voir ci-dessous], ne sont pas seulement invités en Espagne dans des festivals world comme La Mar de Músicas ou Pirineos Sur, mais également au Sónar de Barcelone [le premier festival de musiques électroniques en Europe]. En mars 2008, le magazine new-yorkais The Fader a consacré sa une à The Very Best, une formation londonienne composée d’un chanteur né au Malawi, Esau Mwamwaya, et de Radioclit, un duo franco-suédois de DJ et producteurs.

C’est aussi à Londres que s’est fait connaître Maya Arulpragasam, une artiste aux talents multiples. Fille d’un révolutionnaire tamoul, elle a débarqué en Grande-Bretagne à l’âge de 10 ans sans connaître un mot d’anglais. Son nom d’artiste, M.I.A., viendrait à la fois de Missing in Action (disparu au combat) et de Missing in Acton, du nom du quartier londonien où elle a grandi. Elle a su tirer parti du réseau social MySpace et estime que, pour être un artiste aujourd’hui, il suffit d’être à l’affût et de savoir recycler. “Je suis une table de mixage ambulante”, confiait-elle au journal dominical The Observer. Avec des artistes comme M.I.A., son amie Santogold ou Diplo – qui enregistre régulièrement à Rio de Janeiro et se sent à l’aise avec des groupes de baile funk comme Bonde do Rolê – on peut parler d’une orgie mêlant hip-hop, drum and bass, dancehall jamaïquain, funk carioca [autre nom du baile funk], grime londonien, cumbia digital, kwaito sud-africain ou coupé-décalé ivoirien. Pour une jeunesse urbaine et métissée. L’étiquette “world music” semble peu à peu laisser la place à une réalité plus complexe. [Le grand musicien brésilien] Gilberto Gil l’avait déjà pressenti en 1993 : “Les marchands du rythme sont partis avec leurs nouvelles caravanes, transportées par ‘néonavigation’ via le cinéma, la radio, le disque, la télévision, le satellite et l’ordinateur. Et ils ont établi ces cinquante dernières années un trafic musical intense entre les dernières frontières de la planète et le centre euro-américain, créant une musique du monde industriel qui va bien au-delà de la world music telle qu’elle est définie par les yuppies du show-biz.”

Pour les Britanniques et les Américains, la world music était tout ce qui ne provenait pas de chez eux. Du colonialisme, une façon de réaffirmer l’hégémonie de la culture pop occidentale et de la domination écrasante de la musique anglo-saxonne. Aujourd’hui, tout ou presque est à portée d’un clic de souris. La planète semble avoir rétréci et, grâce à Internet, les musiques du monde se réinventent. La nouvelle world music, comme l’écrit le magazine suisse Vibrations, est “un vaste laboratoire d’échanges qui façonnent les esthétiques et les sensibilités musicales à venir”. Gilberto Gil y voyait un “paradoxe contemporain : un monde heideggerien dans lequel nous sommes à la fois victimes et bourreaux, dominés et dominants. Sans nous en rendre compte, nous travaillons à l’unité de la planète et en même temps au développement et à la prolifération de la diversité locale. […] Nous appartenons au monde et le monde nous appartient. Nous faisons partie de tout et nous sommes partout.”

:arrow: Courrier International.com - 08.10.2009
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Re: Casa del Kuduro - Kuduru

Messagede cairn le Dim 04 Juil 2010 13:17:13

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:arrow: ESQUEMA & KUDURO



Kuduro :arrow: 0:42






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Re: Casa del Kuduro - Kuduru

Messagede cairn le Jeu 08 Déc 2011 16:55:38

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Re: Casa del Kuduro - Kuduru

Messagede cairn le Mar 06 Mar 2012 10:50:05

.

Danza Kuduro (chorégraphie)

Le Kuduro sur Antilles.Mizik.com

Luso-paixao.com :
[New Kuduro]
SantaMaria − Let’s Go To Africa
Costuleta − Maya
Maskarado & Cage One & Eliei − Mete On Fire
Vita & Kary & Kaporal − Lhe Suga
Puto Prata & Paul G − Muito Swagg

Santamaria.com.pt

SantaMaria − Let’s Go To Africa


Costuleta − Maya


Maskarado & Cage One & Eliei − Mete On Fire sur DEEZER

Vita & Kary & Kaporal − Lhe Suga


Puto Prata & Paul G − Muito Swagg



Helder rei do Kuduro

Lucenzo - Vem Dançar Kuduro

Lika - Coturo (Cosminn's Danza Kuduro Mashup)


King Kuduro - Il faut danser


Flashmob Logobitombo à Dijon
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